[ENG-FR] African Diaspora Women #Changemakers – Portrait of Awa N’Diaye Leader, activist and expert in human rights

Written by ADEPT

28 November 2018

I was born on 12 May 1954 in Senegal in a family of aristocrats. My father was the chief of the Niani province in Eastern Senegal. My mother was a granddaughter of King Alboury N’Diaye, the last king of Djolof.

I left Senegal in 1973 (after the high school, in Saint-Louis of Senegal) for university studies in France.
After studies in French linguistic contemporary literature and Political sciences at the University of Aix-en-Provence, I married Mr Sassy N’Diaye in Geneva and after one year I enrolled at the “Institut Universitaire d’Etudes du Développement (IUIED) in Switzerland, where, from 1980 to 1982, I obtained a diploma in sociology and in politics of development. Since then, I have never moved away from Switzerland. I am an international consultant on issues related to human rights, migrant integration into the societies of their host countries, decentralized cooperation and development in migrant countries of origin.

In 1996 I have found “Espace Afrique International”, a nonprofit organisation based in Switzerland that advocates for dialogue among cultures and the promotion of peace and democracy. By creating this organisation I wanted to promote our African culture and diverse contributions of our people to humanity. I have always been sensitive to social cause working a lot with different African diasporas in Europe. That is why from 1996 to 2000 I have been nominated President and Coordinator of the Network of African Nonprofits at the United Nations in Geneva, Switzerland. I have always kept a connection with Senegal, my country of origin and tried to do my best to better contribute to its development and well-being of my compatriots. In 1999 I received a nomination by the Senegalese Government, as a delegate in the First High Council of Senegalese Abroad. It was an honor and an important recognition of my work. From 2001 to 2005 I have continued my work in the same field but within the African Union Group for the creation of the Economic, Social and Cultural Council.

My engagement was echoed in Switzerland and in 2003 I have been nominated by the Geneva Government as a Delegate at the Consultative Commission for the integration of all foreign communities in the Geneva canton. At the same time, I have been actively advocating and providing expertise for the creation of the African Union ‘Diaspora 6th region. I understand that to be heard and taken into consideration we have to be present in different international and regional fora, so I have been promoting the Diaspora engagement in global conversations, such as the UN High Level Dialogue on International Migration and Development, the Global Forum on Migration and Development (GFMD), and the Dialogue of the African and Middle Eastern Diaspora Policy through South-South Exchange’ (AMEDIP).

African Diaspora must absolutely cooperate with the continent and each country must better facilitate the implication of its Diaspora in the development. There is also a stringent need in reformulating and reshaping some policies to maximize the impact of diaspora contributions. In particular, some African countries should reform customs and visa policies that discourage the diaspora initiatives.

There is a necessity for the African government to showcase a better political will, to cooperate with their diaspora and encourage them with incentives for definitive or periodic returns in order to offer their time, know-how and their economic capacity to their countries of origin.

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Version française 

Awa N’Diaye
Leader, activiste et experte en droits humains,
questions migratoires, coopération décentralisée et développement

Je suis né le 12 mai 1954 au Sénégal dans une famille d’aristocrates. Mon père était le chef de la province de Niani au Sénégal de l’Est. Ma mère était une petite-fille du roi Alboury N’Diaye, le dernier roi du Djolof. J’ai quitté le Sénégal en 1973 (après le lycée à Saint-Louis du Sénégal) pour des études universitaires en France. Après des études en littérature linguistique française contemporaine et en sciences politiques à l’université d’Aix-en-Provence. En 1978, j’ai épousé M. Sassy N’Diaye à Genève et après un an, je suis entré à l’Institut universitaire d’études du développement (IUIED) en Suisse. De 1980 à 1982, j’ai obtenu un diplôme en sociologie et en politique de développement. Depuis lors, je n’ai jamais quitté la Suisse. Je suis une consultante internationale en questions liées aux droits humains, à l’intégration des migrant.e.s dans les sociétés des pays d’accueil, à la coopération décentralisée et au développement dans les pays d’origine des migrant.e.s.

En 1996, j’ai créé « Espace Afrique International », une organisation à but non lucratif basée en Suisse, qui prône le dialogue entre les cultures et la promotion de la paix et de la démocratie. En créant cette organisation, je voulais promouvoir notre culture africaine et les diverses contributions de notre peuple à l’humanité. J’ai toujours été sensible à la cause sociale, travaillant beaucoup avec différentes diasporas africaines en Europe. C’est pourquoi, de 1996 à 2000, j’ai été nommée présidente et coordinatrice du réseau des organisations africaines à but non lucratif aux Nations Unies à Genève, en Suisse. J’ai toujours gardé un lien avec le Sénégal, mon pays d’origine, et j’ai essayé de faire de mon mieux pour mieux contribuer à son développement et au bien-être de mes compatriotes. En 1999, j’ai été nommé par le gouvernement sénégalais en tant que déléguée au Premier conseil supérieur des Sénégalais de l’extérieur. Ce fut un honneur et une reconnaissance importante de mon travail. De 2001 à 2005, j’ai poursuivi mes travaux dans le même domaine, mais au sein du groupe de l’Union africaine chargé de la création du Conseil économique, social et culturel.

Mon engagement a reçu un écho en Suisse et, en 2003, le gouvernement genevois m’a nommé déléguée à la Commission consultative pour l’intégration de toutes les communautés étrangères dans le canton de Genève. Parallèlement, j’ai activement plaidé en faveur de la création de la 6ème région de la Diaspora de l’Union africaine et apporté mon expertise en la matière. Je suis consciente du fait que pour être entendu.e.s et pris.e.s en compte, nous devons être présent.e.s dans différents forums internationaux et régionaux. J’ai donc encouragé l’engagement de la diaspora dans des espaces internationaux, tels que le Dialogue de haut niveau des Nations Unies sur la migration internationale et le développement, le Forum mondial sur la migration et le développement (FMMD) et le dialogue sur la politique de la diaspora africaine et du Moyen-Orient par l’échange Sud-Sud (AMEDIP).

La diaspora africaine doit absolument coopérer avec le continent et chaque pays doit mieux faciliter la participation de sa diaspora au développement. Il est également impératif de revoir certaines politiques afin de maximiser l’impact des contributions de la diaspora. Certains pays africains devraient notamment réformer leurs politiques en matière de douanes et de visas qui découragent les initiatives de la diaspora.

Les gouvernements africains doivent faire preuve d’une volonté politique, de coopérer avec leur diaspora et les encourager à travers des incitations à des retours définitifs ou périodiques à contribuer avec leur temps, leur savoir-faire et leur capacité économique au développement de leur pays d’origine.

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